Recevance.

Produit défectueux : c’est au vendeur de prouver, pas à vous

Un appareil tombe en panne, le vendeur répond que vous l’avez mal utilisé — et vous voilà à devoir prouver le contraire. C’est l’inverse : pendant les vingt-quatre mois qui suivent la livraison, c’est à lui de démontrer que le défaut n’existait pas.

Rédiger ma lettre

Vous remplissez, nous rédigeons — et nous l’envoyons pour vous en recommandé avec avis de réception. Sans créer de compte.

Ce n’est pas l’enveloppe qui compte, c’est la date : sans pouvoir prouver votre réclamation écrite et sa date, le litige ne peut pas être examiné par le médiateur ; et c’est de cette date que court le délai d’un an pour le saisir.

Vingt-quatre mois pendant lesquels c’est au vendeur de prouver

Les défauts qui apparaissent dans les vingt-quatre mois suivant la livraison sont présumés exister au moment de la livraison (art. L. 217-7 du code de la consommation). Vous n’avez donc pas à démontrer l’origine de la panne : c’est au vendeur d’apporter la preuve contraire s’il veut refuser. Pour un bien d’occasion, cette présomption dure douze mois.

Cette inversion change tout le rapport de force, et c’est elle que le service après-vente oublie de mentionner quand il répond « mauvaise utilisation ». Une affirmation n’est pas une preuve. Tant que le vendeur n’établit rien, la présomption joue pour vous.

Réparation ou remplacement : le choix vous appartient

Le vendeur doit délivrer un bien conforme au contrat (art. L. 217-3 du code de la consommation), et la remise en conformité se fait par réparation ou par remplacement. C’est vous qui choisissez entre les deux. Le vendeur ne peut s’en écarter que si votre choix est impossible ou coûte manifestement trop cher au regard de la valeur du bien et de l’importance du défaut — et cela, il doit le justifier, pas l’affirmer.

Un refus se motive par écrit

C’est la phrase que presque personne ne cite, et c’est la plus utile : tout refus du vendeur est motivé par écrit ou sur support durable (art. L. 217-12 du code de la consommation). Un « non » au téléphone, un guichet qui hausse les épaules, un SMS évasif : rien de tout cela n’est un refus régulier.

D’où l’intérêt d’écrire en premier. Une demande écrite oblige à une réponse écrite. Soit elle vient, et vous savez sur quel terrain vous êtes ; soit elle ne vient pas, et l’absence de motivation devient elle-même un argument.

Garantie légale et garantie commerciale ne sont pas la même chose

La garantie du fabricant, l’extension payée en caisse, le contrat d’assistance : ce sont des garanties commerciales. Elles s’ajoutent, elles ne remplacent rien, et elles n’ont pas le droit de réduire ce que la loi vous donne. Quand le vendeur répond « votre garantie est expirée », la question à poser est laquelle — et la réponse ne dit rien de la garantie légale.

Ce que votre lettre doit contenir

Une réclamation utile tient en une page. Elle identifie l’achat (date, référence, montant), décrit le défaut en termes factuels — ce qui se passe, depuis quand, dans quelles conditions —, invoque la garantie légale de conformité, indique ce que vous demandez (réparation ou remplacement) et fixe un délai de réponse. Pas de plaidoirie, pas d’adjectifs : des dates et des faits.

L’envoi en recommandé avec avis de réception date la demande et prouve sa réception. Cette date est ce qui permettra, plus tard, de montrer à un médiateur de la consommation que la démarche amiable a bien eu lieu.

Et si le vendeur ne répond pas

C’est le cas le plus fréquent, et c’est là que la plupart des démarches s’arrêtent : la lettre part, rien ne revient, et personne ne dit ce qu’il faut faire ensuite. Le silence n’est pourtant pas une impasse — c’est une étape, et elle a ses règles.

Pour un défaut de conformité, l’étape suivante est le médiateur de la consommation du vendeur. Il est désigné par le professionnel lui-même : ses coordonnées figurent dans les conditions générales de vente ou sur son site, et ce n’est pas vous qui le choisissez. Le refus non motivé dont il est question plus haut devient à ce stade une pièce utile : il montre que la démarche amiable a eu lieu et qu’elle n’a rien donné.

La saisine d’un médiateur de la consommation est gratuite. Elle suppose que vous ayez d’abord adressé une réclamation écrite au professionnel, et le délai pour saisir le médiateur est d’un an à compter de la date de cette réclamation (art. L. 612-2 du Code de la consommation). C’est pourquoi la date de votre lettre compte autant que son contenu : sans preuve d’envoi, l’étape suivante vous est fermée.

Si nous envoyons le courrier pour vous, le quinzième jour après le dépôt nous vous écrivons pour vous rappeler l’étape du médiateur, la date de dépôt de votre courrier et la règle qui fixe ce délai.

Votre lettre, prête à partir

Objet : Mise en œuvre de la garantie légale de conformité

Fondement : art. L. 217-3, L. 217-7 et L. 217-12 du code de la consommation L217-3L217-7L217-12

Le texte complet est rédigé à partir de vos réponses ci-dessous. Vous le recevrez en PDF, signé de votre nom : l’expéditeur du courrier, c’est vous.

(avec le code postal et la commune — sans eux, La Poste refuse l’envoi)
(avec le code postal et la commune — sans eux, La Poste refuse l’envoi)
Avez-vous déjà écrit au professionnel à ce sujet ?

Gratuit, sans compte et sans engagement : vous lisez la lettre entière avant de décider.

Vos réponses ne sont pas enregistrées avant le paiement : elles servent à rédiger la lettre qui vous est affichée, puis sont oubliées. Ce service n’est pas une consultation juridique et ne remplace pas un avocat.